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Mercredi 9 juillet 2008

Depuis longtemps, je m’interroge sur l’acceptation, par certaines personnalités, de cette disgrâce physique.

Vous vous rappelez Pierre Miquel, historien récemment disparu, il participait à beaucoup d’émissions historiques à la télévision. Son visage était déformé par plusieurs grosses verrues.

Plus étonnant, certains acteurs qui devraient, de par leur métier, être particulièrement attentifs à leur apparence physique ne semblent pas affectés par cette distorsion.

Vous avez peut-être reconnu le Commissaire Maigret, alias Bruno Crémer, parmi beaucoup d’autres… C’est à se demander s’ils ne considèrent pas qu’elles font partie de leur personnalité ! Même de jeunes et jolies actrices, comme Rébecca Hampton, supportent d’être affligées de ce disgracieux appendice !

Récemment, je déjeunais en compagnie d’un ancien médecin - j’évite de fréquenter les praticiens en activité, je préfère rester en bonne santé…- Je lui demandais s’il existait une raison médicale pour se refuser à un traitement de cette anomalie. Il m’affirma que non.

Je lui révélais qu’il m’arrive parfois de détecter une petite verrue sur mon visage en me rasant, sans penser à autre chose…

Ne disposant pas d’un thermocautère, je fais chauffer un fer à souder et hop !…Elle disparaît définitivement, avant de prendre des proportions alarmantes, au prix d’une légère brûlure.

Je lui posais la question : ‘’ est-ce une pratique dangereuse ? ‘’ Réponse négative.

Attention ! Je ne suis pas thérapeute ! Avant de m’imiter, prenez conseil de votre médecin traitant…

par Absalon publié dans : Humour communauté : Libre parole
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Mardi 8 juillet 2008

Je sais, l’usage impose de mettre un s à sourd dans l’expression qui me sert de titre. Si je ne le fais pas c’est parce que, dans le dialogue que je relate ci-après, il n’y a pour moi qu’un seul sourd et, pour couper court à toute malveillance, je précise que le sourd ce n’est pas moi !

Hier j’ai été apostrophé par quelqu’un qui, manifestement, ne partage pas mes opinions. Je vais essayer de transcrire, le plus fidèlement possible, le dialogue qui s’ensuivit.

- Vous écrivez des articles sur l’Économie, mais vous y connaissez quoi ? Tout ce que vous prétendez est contredit par ceux dont c’est le métier ! Vous vous croyez plus malin qu’eux ?

- Non, je ne me crois pas plus malin qu’eux mais nous n’avons pas les mêmes valeurs. Les miennes sont au nombre de trois : en premier, le génie humain, en deuxième, sa compétence pour rendre l’homme moins dépendant, en troisième, sa capacité à accroître les richesses. Chacune de ces valeurs découlant de celle qui la précède.

- Et alors ! En quoi diffèrent-elles de celles des professionnels ?

- Les valeurs des Économistes sont aussi au nombre de trois mais ce ne sont pas les mêmes : en un, le fric, en deux, le fric, en trois, le fric !

- Du fric il en faut ! Qu’est-ce que vous feriez si vous n’en aviez pas ?

- Le fric, ça ne se mange pas en salade ! Ce que demandent la plupart des gens et moi avec eux, ce n’est pas du fric mais un logement décent, la possibilité de se nourrir et de se vêtir convenablement, pouvoir être soigné en cas de maladie et puis, des loisirs au goût de chacun. Ceci contre un travail honnêtement rétribué.

Toutes choses que, vu son état d’avancement, notre Société pourrait garantir à tous depuis longtemps s’il n’y avait pas cet obstacle majeur : « l’Économie » et les « Économistes » qui le lui interdisent.

Ce dialogue est purement fictif, il est le fruit de mon imagination inspirée de ce que je sens sourdre chez certains de mes lecteurs. Pas tous…

J’ai préféré prendre les devants et répondre aux objections avant qu’elles ne soient formulées.

 

 

 

 

 

 

par Absalon publié dans : Economie communauté : Libre parole
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Lundi 7 juillet 2008

Vendredi soir, j’ai vu sur France 5 la première d’une petite série d’émissions qui s’annoncent passionnantes : ‘’Graffiti 50’’. C’est un montage de séquences d’actualités tournées dans les années 50.

A cette époque, le Parti Communiste recueillait 30% des voix des électeurs français. C’étaient, pour la plupart, des prolétaires qui attendaient du communisme la résolution de leurs difficultés; en particulier les problèmes de pouvoir d’achat. A l’époque, il n’y avait pas de Président pour s’en occuper…

Ils croyaient aux vertus de cette forme de Société version soviétique. Les informations provenant d’U.R.S.S., relayées par le P.C.F., y décrivaient des conditions de vie idéales pour le prolétariat. C’était le rêve pour les classes modestes qui y voyaient un avenir radieux.

Certains voyageurs, revenant d’Union soviétique, n’y avaient vu que le bonheur et la prospérité, d’autres étaient beaucoup plus nuancés dans leurs appréciations mais il s’agissait d’ « anti-communistes » dont les facultés de jugement étaient occultées par le parti pris…

Aujourd’hui, les informations circulent plus librement. Nous savons tout sur la vie en Russie ou dans des pays comme l’Iraq, l’Afghanistan, l’Iran ou encore à Cuba ou en Chine.

Vous pensez, peut-être, que nous pouvons nous forger une opinion objective…

En êtes-vous bien sûr ?

par Absalon publié dans : Politique communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Samedi 5 juillet 2008

 

Encore une réédition ! Un billet paru le13 novembre 2007. Il est assorti de commentaires d'époque. Je m'en serais voulu de les supprimer...

Si vous voulez passer pour un bon débatteur, voire un brillant polémiste, n’exposez vos idées qu’à des interlocuteurs déjà acquis à vos thèses.

Dans le cas contraire, vous ne convaincrez jamais personne et vous passerez, au pire, pour un ratiocineur, au mieux pour un con.

par Absalon publié dans : Humour communauté : Libre parole
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Vendredi 4 juillet 2008

La première publication de cet article remonte au 12 novembre 2007. Je crains que son actualité ne soit de plus en plus brûlante...
Depuis les débuts de l’ère industrielle, au 19ème siècle, les
progrès constants de la productivité ont permis de réduire considérablement le travail des hommes.

Quand, en 1900, il fallait cent personnes pour produire un bien de consommation, combien en faut-il aujourd’hui ? Dix, cinq, une ? Ça dépend mais dans tous les secteurs de l’agriculture et de l’industrie les rendements ont été multipliés par dix, cent ou même davantage, rendant le travail beaucoup plus efficace.

Les principaux artisans de ces gains de productivité, les salariés des Entreprises, ont été, évidemment, les premiers bénéficiaires de cet accroissement des richesses. Plus l’efficacité de leur travail progressait, plus leurs salaires augmentaient.

Pas du tout ! Il leur a fallu se battre pour obtenir une participation à cette augmentation des richesses ! A part quelques paternalistes très marginaux, les Patrons de droit divin ne voulaient rien lâcher.

Si les salariés ne s’étaient pas battus, ils travailleraient toujours dix à douze heures par jour, six jours par semaine et cinquante-deux semaines par an, avec un seul jour de repos, le dimanche ! Il faut bien aller à la messe !

Tous les progrès sociaux, les augmentations de salaire, les congés payés, la diminution du temps de travail, ont été négociés par les salariés au prix de la perte de leurs émoluments pendant la durée des grèves. Les égoïstes qui ne voulaient pas y participer pour ne rien perdre de leur salaire n’ont jamais refusé de bénéficier des avantages obtenus par leurs camarades pour l’ensemble du personnel !

Ceci a duré pendant plus d’un siècle mais, depuis quelques années, les grèves n’ont plus pour objectif d’obtenir de nouveaux avantages, un accroissement des salaires mais de défendre les acquis et de rattraper ce pouvoir d’achat sans cesse érodé par une inflation qui ne veut pas dire son nom.

Les « régimes spéciaux » qui permettent à ceux qui exercent une activité pénible de cesser le travail à cinquante ou cinquante-cinq ans seront, incessamment supprimés.

Celui qui guigne le poste de l’un de ces « privilégiés » le chômeur ou le jeune qui, sans cela, pourra s’inscrire à l’ANPE, devra attendre dix ou quinze ans de plus pour obtenir sa place !

Il faut dire que les conditions ont changé :

Hier encore, on l’a vu, les progrès permettaient la réduction des heures travaillées, aujourd’hui, on a perdu les recettes ! Il faut toujours plus de monde dans les usines, les bureaux… Il faut donc supprimer les « régimes spéciaux » et rallonger le temps de travail. La retraite à soixante ans, c’est obsolète ! Travailler jusqu’à soixante-cinq voire soixante-dix ans, en attendant mieux, devient indispensable.

Ça tombe bien, avec l’allongement de l’espérance de vie, les gens restent frais plus longtemps. Et puis ces Chinois, qui ont remplacé nos ouvriers, ils refusent, maintenant de nous vendre leurs produits, préférant les garder pour eux ! Il va falloir rouvrir d’urgence les usines fermées pour cause de délocalisation !

Dans tous les secteurs d’activité on demande du personnel. « L’agriculture manque de bras » On ne sait plus fabriquer ces machines qui facilitaient le travail de l’agriculteur et décuplaient son efficacité ! Les rendements sont en chute libre ! Les jachères doivent être, à nouveau, cultivées !

Pour les paysans qui d’agriculteurs à la campagne sont devenus chômeurs à la ville une évidence s’impose : « le retour à la terre » comme on disait sous Pétain !

Vous pensez, peut-être, que j’ai fumé un pétard ? Rassurez-vous, j’ironise !

Mais cette Société du fric mondialisé ou de la mondialisation du fric -c’est comme on voudra- ne croyez-vous pas qu’elle marche sur la tête ?

 

par Absalon publié dans : Politique communauté : Libre parole
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Jeudi 3 juillet 2008

- Bientôt trente ans après la mort du Général, il y a encore des hommes politiques qui se réclament du gaullisme !

- Ça ne mange pas de pain ! Malgré une fin de règne difficile, De Gaulle a gardé un prestige inégalé dans l’esprit des Français. Pourquoi se priver de son ‘’parrainage’’ même si ça ne veut rien dire !

- Les gaullistes se réclament de sa politique !

- Laquelle ? On l’a vu à propos de la résolution du problème de l’Algérie, De Gaulle naviguait à vue.

- Son fils a voulu l’imiter en faisant carrière dans la Marine ?

- Restons sérieux, son dernier thuriféraire, Michel Tauriac, a publié un bouquin :’’Vivre avec De Gaulle. Les derniers témoins racontent l’homme’’ (Plon). Je ne l’ai pas lu mais j’ai entendu l’auteur, venu faire sa promotion sur France Inter, affirmer qu’on ne pouvait pas présumer de ce que pourraient être les décisions de De Gaulle confronté à nos problèmes actuels. C’est tout à fait exact mais il aurait pu se dispenser d’ajouter qu’il aurait, peut-être, approuvé le retour de la France au sein de l’OTAN. On peut penser ce qu’on veut de De Gaulle, mais il y a une certitude : Il se serait élevé avec la dernière énergie contre la mise sous tutelle américaine de la politique de défense de la France.

- Je n’ai pas entendu de ‘’gaulliste’’ s’élever contre cette mesure !

- Les soi-disant ‘’gaullistes’’ font partie du parti sarkozyste, l’UMP, c’est paradoxal !

- Vous opposez le gaullisme au sarkozysme ?

- Tout m’y incite à commencer par la taille des protagonistes, symbolique de leurs différences. De Gaulle est un géant, Sarkozy un nain, au sens propre comme au figuré

De Gaulle a épousé une femme dont la principale caractéristique était l’austérité, il ne l’a jamais quittée, elle non plus.

Les femmes de Sarkozy sont beaucoup plus ‘’dans l’air du temps’’

De Gaulle exigeait le paiement de ses factures d’électricité sur sa cassette personnelle

A peine arrivé à l’Élysée, Sarkozy s’augmente de 170% Ce qui ne l’empêche pas de laisser ses amis payer à sa place.

De Gaulle passait toutes ses vacances, en famille, à ‘’La Boisserie’’

Sarkozy laisse ses riches amis lui offrir des vacances de rêve…

De Gaulle avait une obsession : la grandeur de la France.

Les objectifs de Sarkozy sont beaucoup moins élevés : favoriser l’accroissement de la fortune de ses amis, réduire les revenus des classes moyennes et des pauvres.

Les costumes de De Gaulle étaient très simples, ceux de Sarkozy sortent de chez les grands faiseurs, sans parler de ses montres de luxe qu’il exhibe, volontiers, à tout propos.

Récemment, j’ai entendu le fils De Gaulle affirmer qu’il n’avait jamais vu son père sortir de sa chambre habillé autrement qu’en costume-cravate.

Sarkozy aime se faire filmer en petit short, faisant son ‘’jogging’’ entouré par ses gardes du corps.

- Il y a une différence d’âge entre le De Gaulle de 1958 et le Sarkozy d’aujourd’hui !

- En 1940, De Gaulle avait l’âge de Sarkozy, vous l’imaginez parcourant les allées de Hyde Park au petit trot et en tenue légère ?

- J’aimerais voir un dessin ! En résumé, vous considérez que le gaullisme est mort ?

- Et enterré à Colombey-les-Deux-Églises en même temps et en compagnie de son initiateur.

 

 

 

par Absalon publié dans : Politique communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Mercredi 2 juillet 2008

- Vous approuvez sans réserve la première période, 1940-1945, du gaullisme mais vous êtes plus critique à l’égard de la seconde qui commence en 1958 ?

- Oui, elle se caractérise par l’indécision. Était-ce dû à l’âge ? Au contraire de Mendès France, De Gaulle a beaucoup tergiversé.

- Il a réglé le problème de l’Algérie !

- C’est pour ça qu’il a été rappelé au pouvoir. Les Français n’en pouvaient plus de cette guerre qui durait depuis quatre ans. Avec De Gaulle, elle a été prolongée de quatre nouvelles longues années !

Il a commencé par rassurer les Pieds-noirs : ‘’Je vous ai compris’’. Puis, quand il s’est rendu compte qu’il n’y avait pas d’autre solution que l’indépendance des Algériens, il l’a laissé entendre. Les ‘’Européens’’ d’Algérie ont considéré qu’il les avait trahis. Ils l’ont accusé de duplicité.

- Ce n’était pas le genre du personnage !

- En effet, je crois, sincèrement, qu’il lui a fallu tout ce temps pour faire l’analyse de la situation et en arriver à cette conclusion : l’indépendance inéluctable de l’Algérie et de sa population majoritaire mais, longtemps, il a cru qu’il pourrait sauvegarder la position dominante des Pieds-noirs au prix de quelques concessions… que ces derniers n’étaient pas prêts à faire même en désespoir de cause !

- Et ensuite ?

- Il a mené une politique conservatrice comme à peu près tous les hommes de son âge quand on leur confie des responsabilités. On sait ce qu’il en est advenu : mai 68 et la suite… Il est inutile d’y revenir, ce sont des souvenirs encore très présents même chez ceux qui n’ont pas connu cette époque…

par Absalon publié dans : Politique communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Mardi 1 juillet 2008

- Revenons au gaullisme de 1945, l’exercice du pouvoir par De Gaulle, après la Libération, n’a pas été un succès…

- Ça n’a surtout pas été une réussite personnelle mais il a épargné à la France un grand danger. Les Américains le voyaient comme un dictateur potentiel ( ce qu’il aurait pu être, il n’y aurait pas eu grand monde pour s’y opposer ) mais, devant l’admiration que lui portaient les Français, ils n’ont pas osé l’écarter du pouvoir.

- Ils y ont songé ?

- Ils s’y étaient préparés. En 1945, ils avaient déjà imprimé les billets de banque qui deviendraient la monnaie française officielle quand ils auraient pris le contrôle de ses Institutions.

- Autrement dit, après la Libération, la France aurait conservé le même régime, seule la nationalité des occupants aurait changée !

- Et elle aurait pu dire un adieu anticipé à ses Colonies placées sous protectorat américain et aurait pu tirer un trait sur son indépendance et son rayonnement international.

- Combien de temps aurait duré cette soumission ?

- Quand les Américains envahissent un pays pour le ‘’libérer’’ on sait quand ça commence mais pour savoir quand ça finira…

- Vous faites allusion à des événements récents ?

- En effet !

- Vous n’avez donc rien à reprocher à la première période du gaullisme ?

- Non, il a même initié une politique progressiste. De Gaulle est à l’origine de la nationalisation des grands groupes comme la S.N.C.F. Renault, les Charbonnages, les banques… sans oublier le droit de vote pour les femmes !

- En somme, vous êtes un Gaulliste de la première heure !

- Mais pas de la dernière ! Nous verrons ça demain…

par Absalon publié dans : Politique communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Lundi 30 juin 2008

J’ai revu Otto, j’avais quelques questions à lui poser.

- Que pensez-vous du gaullisme ?

- Il serait difficile d’avoir des idées originales, des centaines de bouquins ont paru sur De Gaulle depuis sa disparition…

- Qui sont, pour la plupart, des hagiographies !

- C’est vrai, il vaut mieux essayer de se faire une opinion à partir des documents d’époque.

- Alors ?

- Pour moi, il y a deux gaullismes, le premier correspondant à la période 1940-1945, le second de 1958 à 1970. Je crois qu’en dehors de quelques néo-fascistes ou nostalgiques du 3ème Reich, personne n’a de reproche à formuler à l’encontre du De Gaulle des années 40. Il a permis à la France de retrouver un peu de son prestige. C’était son principal objectif.

- Il a été aidé par ceux qui ont refusé l’esclavage en s’engageant dans les Forces Françaises Libres ou dans la Résistance.

- Par son appel du 18 juin -que personne n’a entendu- et, surtout, ses discours ultérieurs à la B.B.C., De Gaulle a été le principal artisan du ralliement des Français à la cause de la France Libre.

- On a reproché aux Britanniques d’avoir laissé sur la plage de Dunkerque la plus grande partie des troupes françaises après le désastre militaire qui les a conduits à rembarquer leurs nationaux.

- Ils ont bien fait de les privilégier; beaucoup, parmi les Français qu’ils ont embarqués, ont choisi de revenir en France pour s’y faire démobiliser… il vaut mieux les oublier, l’honneur de la France a été beaucoup mieux défendu par les habitants de Sein. Tous les hommes valides de cette île bretonne n’ont pas hésité à embarquer sur de frêles esquifs, des bateaux de pêche côtière, pour traverser la Manche et s’enrôler dans las F.F.L.

- Il y a eu aussi les Résistants mais, après la Libération, De Gaulle ne leur a pas manifesté beaucoup de reconnaissance… Il les a privés de toute représentation officielle !

- Il y avait beaucoup de Communistes parmi les Résistants. Comme Staline, De Gaulle redoutait qu’ils ne prennent le pouvoir.

- Comme Staline ?

- C’est une thèse défendue par certains spécialistes de l’Union Soviétique. Les images d’époque ne peuvent rien nous apprendre; de nombreuses séquences nous montrent un Hitler éructant sa haine devant un auditoire enthousiaste; dans les rares apparitions de Staline, on le voit toujours au centre d’une tribune officielle avec, à ses côtés, les membres de la nomenklatura que, pour la plupart, il fera assassiner. Il affiche un sourire satisfait en contemplant le défilé de ses troupes mais il n’ouvre pas la bouche. Ce n’était pas un homme de discours.

- Alors comment peut-on affirmer qu’il craignait une France communiste ?

- C’est logique, la France bénéficiait encore d’un certain prestige dans les « Démocraties populaires » les moins orientales. Une France communiste aurait exercé un attrait sur des pays comme la Pologne ou la Tchécoslovaquie faisant perdre son ‘’leadership’’ à la Russie.

Mais nous nous éloignons du gaullisme…

- Nous y reviendrons demain .

par Absalon publié dans : Politique communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Samedi 28 juin 2008

L’EURO

Depuis son avènement, l’euro cause bien du souci à nos concitoyens.

Je ne parlerai pas des difficultés d’appréciation de la valeur d’un bien qui contraignent encore la plupart d’entre nous à se livrer à des calculs malaisés pour convertir en francs, voire même en anciens francs pour les plus réfractaires aux changements, les sommes exprimées en euro. (prétérition)

Je veux évoquer un problème d’orthographe :

On entend partout, aussi bien à la radio, à la télé, que dans la rue, des gens prononcer des phrases de ce genre : « J’ai perdu quatre-vingts…euros ! » ou «  j’ai gagné deux cents…euros »

Même sur les radios privées qui, à notre époque mercantile, ne sont pas avares de publicités chiffrées, on peut entendre ce genre de message : « Participez à notre grand tirage au sort et gagnez (peut-être) cinq cents…euros ! »

On pourrait croire, pourtant, que ces publicités ont été mûrement réfléchies, testées, soumises à la censure de connaisseurs en orthographe, sinon à des grammairiens.

Il faut croire qu’il n’en est rien.

Alors les gens écrivent-ils « heuros » avec un h aspiré ce qui dispense de toute liaison ?

Sans doute pas, il est plus probable qu’ils méconnaissent certaines règles d’orthographe.

Rappelons-les : « Quatre-vingts s’écrit avec une S toutes les fois qu’il précède le substantif. Quatre-vingts hommes. » (Littré).

Cent s’écrit avec une S s’il est précédé d’un nombre qui le multiplie et n’est pas suivi d’un autre nombre.

On doit donc écrire : « deux centS euros » mais on écrira : « deux cenT un euros »

Mais, me direz-vous, si les gens ignorent les cas où vingt et cent s’écrivent avec une S, ils devraient faire la liaison en T !

Peut-être, mais si on entend parfois : « J’ai perdu deux cents-t-euros » ou encore : « J’ai gagné cent-z-euros », c’est plutôt rare.

En fait, dans le doute sur la bonne liaison, la plupart des gens préfèrent s’abstenir d’en faire.

On pourrait penser que devant ce petit problème auquel ils se trouvent confrontés quotidiennement, ils prendraient la peine d’ouvrir un dictionnaire. Pour la plupart il n’en est rien.

Pourquoi ? Parce qu’à partir d’un certain âge, variable selon les individus, mais trop souvent beaucoup plus proche de l’âge tendre que de la sénescence, le goût d’apprendre abandonne certains, pas pour des raisons physiologiques mais par paresse intellectuelle, par désintérêt pour l’acquisition de nouvelles connaissances et par insouciance de passer pour inculte aux yeux, finalement, d’un très petit nombre de gens.

LE POINT…G

Une liaison totalement tombée en désuétude, c’est celle qui relie les mots se terminant par un G , comme sang, poing, long… à ceux qui commencent par une voyelle.

Rappelons qu’elle doit se faire en Q.

Nous avons tous entendu de vieux enregistrements de « La Marseillaise » chantée où les anciens prononçaient : « qu’un sang qu’impur abreuve nos sillons… ». Ce qui, aujourd’hui, fait rigoler tout le monde. Personne n’oserait plus faire la liaison entre sang et impur de crainte d’être brocardé !

Il existe un dernier îlot de résistance. Il ne se situe pas dans un petit village breton mais dans une ville de la Bresse.

Les habitants de Bourg-en-Bresse, chef-lieu du département de l’Ain, les Bressans ou les Burgiens donc, font la liaison quand ils citent le nom de leur ville. Ils disent : « Bourg-qu’en-Bresse »

Gageons qu’ils finiront par abandonner cette coutume, de crainte des sarcasmes et, qu’un jour, ils se résigneront à habiter la ville au nom équivoque de « Bourre-en-Bresse ».

 

par Absalon publié dans : Humour communauté : Libre parole
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