C’est celui qui, aux prochaines élections présidentielles, représentera tous les partis de l’extrême gauche jusqu’au Modem (modérément à gauche)
en passant par le PC, le PS, les Radicaux, les Verts.
Cette idée de rassemblement est destinée à renforcer la légitimité du candidat unique : tous ensemble contre Sarkozy.
Tous les opposants se rallieront au programme du représentant de la gauche ou, pour ratisser plus large, de la démocratie.
Pour le désigner, il faudra organiser des primaires.
Même s’il n’en a pas été l’initiateur, Arnaud Montebourg s’investit totalement dans ce projet.
N’aurait-il pas une idée derrière la tête ?
Il paraît particulièrement qualifié pour tenir le rôle du candidat; comme François Mitterrand en son temps, comme notre actuel Président, il a une formation d’avocat, c’est-à-dire un
apprentissage de la formulation des exposés permettant de convaincre les jurys ou, en la circonstance, les électeurs avec, par surcroît, la maîtrise du verbe qui permet de valoriser les écrits et
de maintenir la flamme.
Beaucoup d ’’experts’’ souscrivent aux idées des politiciens dont ils défendent les thèses, par conviction, à moins qu’ils ne feignent d’y croire.
Pour le ‘’consommateur’’ final, l’électeur, c’est souvent le dernier qui a parlé ou le plus convaincant, qui a raison.
Ce n’est pas la qualité de ses idées, la justesse de ses prises de position, la crédibilité de son programme qui entraîne l’adhésion mais son pouvoir de persuasion.
C’est pourquoi, bien avant Sarkozy et François Mitterrand, beaucoup d’avocats ont fait une carrière politique; ils sont peut-être plus nombreux que les diplômés de Sciences Po, l’école a priori
destinée à former des cadres qui s’échappent rarement des cabinets ministériels.
La formation d’avocat prédestine-t-elle à la gestion des affaires d’un pays ? Difficile de le croire ! Mais il est certain qu’elle développe les qualités d’élocution et de persuasion nécessaires
à une plaidoirie pouvant convaincre un jury.
Un bon avocat peut faire passer un individu douteux pour un homme intègre et, s’il veut se faire élire, un programme virtuel pour une réalité tangible.
Pour en revenir à Arnaud Montebourg, je ne doute pas de sa bonne foi ni de son intégrité mais, s’il veut se faire élire candidat unique des démocrates, il pourra promettre monts et merveilles aux
électeurs, il a certainement la capacité d’être crédible mais peut-être pas la volonté de tromper ?
Pour le candidat sans scrupule, peu importe les possibilités de réalisation de son programme en cas d’élection. Chacun connaît le sort réservé aux promesses électorales…
Et ce n’est pas notre actuel ‘’Président du pouvoir d’achat’’ qui me démentira. Pendant sa campagne, il avait omis de préciser, qu’après son élection, il prendrait des mesures favorables
au pouvoir d’achat de ses richissimes amis, exclusivement, tout en se désintéressant de celui des classes moyennes et des pauvres.
Un oubli, peut-être ?