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Mercredi 27 mai 2009

Rien de nouveau dans le domaine de l’exploitation de l’ignorance humaine et de sa capacité à croire n’importe quoi.

Les journaux continuent à affirmer que si, par exemple, 10% des automobilistes impliqués dans des accidents sont en état d’imprégnation alcoolique, ça veut dire que 10% des accidents sont dus à l’alcool ! Alors qu’on devrait relativiser cette ‘’statistique’’.

D’une part, il faudrait analyser soigneusement les causes des sinistres. Si un responsable est identifié, la faute commise est-elle due à son alcoolémie ? S’il avait été à jeun, aurait-il pu l’éviter ? D’autre part, quelle est la proportion des automobilistes, non responsables d’accidents, qui circulaient le même jour, à la même heure, dans la même région,

avec un taux d’alcoolémie supérieur à la norme tolérée ?

Ce serait trop demander aux responsables politiques et irait à contre courant des campagnes contre l’alcool au volant.

Celles-ci seraient pourtant valorisées par une analyse objective des faits. Au lieu de quoi, si deux automobilistes ou plus sont impliqués dans un accident, il n’est pas nécessaire de chercher un responsable autrement que par un contrôle sanguin.

Si l’un d’eux a bu un verre de trop, c’est forcément lui le coupable !

Cette méthode est révélatrice des mœurs politiques. Elle n’est, malheureusement, pas limitée à l’accidentologie.

Dans tous les domaines de l’activité humaine, la manipulation des statistiques est un principe de gouvernement. C’est très dangereux. Quant un nombre important d’individus se sera rendu compte qu’on le berne, même les campagnes qui se justifient, comme la lutte contre l’alcool au volant, ne seront plus crédibles et se retourneront contre leurs initiateurs.

Il faudrait, pour changer la donne, que les politiciens cessent de prendre les électeurs pour des imbéciles.

Ce n’est pas gagné…

Par Absalon - Publié dans : Politique - Communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Mardi 26 mai 2009

Un domaine qui m'est, malheureusement, familier de par la profession que j'ai exercée. Je rappelle, ci-dessous, un article publié le 10 décembre 2007. Je le complèterai demain par une réflexion actuelle.

 

Sa pratique est, maintenant, courante. Il y a un domaine où elle est devenue la règle depuis longtemps, il s’agit de la conduite en état d’ivresse.

Je me rappelle une campagne menée par les journaux il y a quelques années

En Bretagne mais ça aurait pu être n’importe où ailleurs, les gendarmes avaient fait des contrôles d’alcoolémie sur des automobilistes, pris au hasard, à l’heure de la sortie des restaurants. Résultat : 25% dépassaient le taux légal !

Dans le même temps 20% de ceux impliqués dans des accidents, dans la même région, avaient été contrôlés positifs !

Conclusion implacable : 20% des accidents étaient dus à l’alcool !

Il n’était même pas nécessaire d’avoir des notions de statistique pour constater que leur interprétation rationnelle allait à contresens de celles, officielles.

Aujourd’hui, on oublie de comparer le taux d’alcoolémie des automobilistes, traqués au hasard, avec celui des responsables d’accidents. On se contente d’affirmer : 15, 20, 25% des accidents sont dus à l’alcool ! parce que c’est le taux relevé chez les responsables !

Mon objectif n’est pas de défendre l’option : « roulez bourré ». Récemment encore, sur une petite départementale, j’ai suivi un automobiliste qui tenait la route, toute la route ! A tel point que ceux qui venaient en face connaissaient la peur de leur vie ! Il ne roulait pas bien vite, une collision n’aurait provoqué que des dégats matériels mais je me suis bien gardé de le doubler ! Il avait, manifestement dépassé le seuil d’alcoolémie et aurait, certainement, mérité un retrait de son permis de conduire, s’il en disposait encore, ce qui est un autre problème…

Mais manipuler les statistiques, avec la complicité des journalistes, n’est-il pas contre productif ?

Les campagnes pour la sobriété au volant ne mériteraient-elles pas de meilleurs défenseurs ?

N’y a-t-il pas danger à prendre les gens pour des…enfants ? Excusez-moi, j’allais employer un autre terme !

Par Absalon - Publié dans : Politique - Communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Vendredi 22 mai 2009

Pour finir la semaine, je reprends une réflexion sur le logement dont la première publication date du 17/12/2007. Rien de nouveau sous le soleil ni sous la pluie, sinon que les abris précaires, des tentes en toile, dressés par une association humanitaire : "Les enfants de Don Quichotte" sont maintenant confisqués par la flicaille - Quel beau métier ! - sur ordre du ministère de l'intérieur.
Pour notre gouvernement, la misère n'a rien de choquant du moment qu'elle reste discrète et ne pertube pas la quiétude des habitants des beaux quartiers. Si elle leur était révélée, ne voilà-t-il pas des gens qui risqueraient de voter pour les gauchistes ? MDR...
J'ai laissé les quatre commentaires d'époque. Eux aussi sont toujours d'actualité.

Les journaux télévisés font une publicité maximale à la destruction de ces « barres » de centaines de logements construits dans les années soixante.

Ils ne correspondent plus aux critères actuels. Leurs occupants sont relogés dans de petits immeubles et même, parfois, dans des maisons individuelles.

Autre avantage non évoqué : la dispersion des délinquants - d’autant plus nombreux que la population est dense - afin qu’ils fassent moins peur à la police ?

Tout cela est très bien, mais n’y avait-il pas de mesures plus urgentes à prendre ?

Loger les sans-abri par exemple ?

Par Absalon - Publié dans : Justice - Communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Jeudi 21 mai 2009

 

Le pire dans cette invraisemblable conception de la Société qui a le fric pour base et seul acteur, c’est que les puissances d’argent qui nous gouvernent ont réussi à persuader les populations qu’il s’agit de la seule organisation viable, que leur travail n’a aucune importance, d’ailleurs on le refuse à un nombre croissant d’individus.

D’un devoir envers la Société, le travail est devenu un droit revendiqué par ceux qui en sont privés et les grèves, qui se multiplient actuellement dans les entreprises en voie de délocalisation, n’ont pas d’autre but que le maintien de l’emploi.

Le capitalisme est en faillite mais il s’en remettra. Fabriquer du fric ne réclame le concours que d’un très petit nombre d’ouvriers.

Le problème n’est pas là, il est dans sa répartition entre les différents acteurs de ce qui apparaîtra comme une comédie tragique à nos descendants.

Comment pourront-ils comprendre que l’état d’avancement de notre Société actuelle a pu aboutir à un tel pourrissement alors qu’il aurait dû permettre de satisfaire les besoins de toute l’humanité et de répondre à toutes ses attentes ?

Par Absalon - Publié dans : Economie - Communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Mercredi 20 mai 2009

Pas un seul ‘’économiste’’ ne se risque à proposer une solution ni une date précise de sortie de crise.

Tous attendent un miracle : une reprise économique sur fond d’accroissement du pouvoir d’achat et restauration de la confiance mais avec l’augmentation constante du chômage c’est une perspective qui ressort davantage du rêve que d’une analyse circonstanciée de la situation.

Alors quelle solution ? Ceux qui croient en lui en sont réduits à prier le bon dieu mais il est peu probable qu’en dérogation à ses habitudes, celui-ci interviendra.

Il ne vient à personne l’idée que cette Société est complètement sclérosée et qu’aucun remède fiable et pérenne ne pourra être trouvé sans une réforme fondamentale.

Il faudrait abandonner l’idée que le fric est, nécessairement, à la base de toutes les activités humaines, que rien ne peut être entrepris sans financement monétaire et renverser les priorités.

C’est le génie humain, son imagination, sa faculté de produire des biens de consommation avec de moins en moins d’efforts qui devraient être prééminents; le fric ne devrait venir qu’après.

Il servirait à rémunérer le travail et non à enrichir les investisseurs; des gens dont le seul mérite est de détenir l’argent.

Une idée qui n’est pas près de voir le jour ! Ceux qui nous gouvernent ont des liens beaucoup trop étroits avec les puissances d’argent. Comme les Américains d’extrême droite, ils continueront à rester partisans de ‘’laisser faire le marché’’ Celui-ci se rétablira on ne sait pas encore comment ni dans combien de temps. Une seule chose est sûre : le déséquilibre de la Société s’accentuera, les riches seront de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux.

Par Absalon - Publié dans : Economie - Communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Mardi 19 mai 2009

Elle est financière, nous le savons tous. Mais à quoi sert le fric ?

Principalement à la spéculation, c’est entendu mais une petite partie permet de financer les activités humaines.

Nous vivons dans une Société où les moyens de production sont devenus tellement élaborés qu’ils nécessitent une infrastructure industrielle.

Pas tous, les métiers artisanaux sont restés à l’écart des fluctuations boursières. Ils ne sont pas financés par les banques mais, directement, par leurs clients.

Un maçon, un plombier, un couvreur, un entrepreneur en général sont, malgré la crise, sollicités par plus de demandeurs qu’il ne peuvent en satisfaire. Dans ma région, certains refusent du travail parce que leur carnet de commandes est rempli pour les deux ans à venir!

Pourquoi les fabricants de produits industriels sont-ils les seuls à être victimes de la crise ?

Parce qu’ils ont besoin de fric, pas seulement pour payer leurs ouvriers mais aussi pour acheter les matières premières, investir dans la modernisation des moyens de production, verser des intérêts à leurs actionnaires et des stock-options à leurs dirigeants, payer des impôts.

Des sorties d’argent très élevées par rapport à celles des entreprises artisanales. Un équilibre difficile entre les recettes et les dépenses.

De tout temps, les industriels ont fait appel aux banques pour combler les déficits pendant les périodes de faible activité puis ils les remboursaient, avec intérêt, quand la conjoncture devenait plus favorable. C’était la principale ressource des banques.

Seulement voilà, la crise dite des subprimes a commencé à leur faire perdre de l’argent, entraînant même la faillite de certaines d’entre elles parmi les plus importantes avec celle en cascade de leurs clients, avec leurs conséquences habituelles : chômage, récession.

Du coup, les banques survivantes sont devenues frileuses; elles ne veulent plus faire leur métier, c’est-à-dire prêter de l’argent de crainte de ne pas être remboursées par des clients guettés par la faillite.

Ceux-ci, qui n’ont plus rien à attendre de leur banque, s’empressent de délocaliser dans des pays à faibles coûts de production, où les contraintes financières sont bien plus légères et rendent les profits constants sans qu’il leur soit besoin de solliciter des prêts.

Mais en délocalisant elles laissent sur le carreau leurs anciens salariés qui de consommateurs actifs deviennent des chômeurs assistés sans intérêt pour l’économie de marché ni pour la production asiatique de leur ancien employeur.

La crise nourrit la crise. Ce que je viens de raconter tout le monde le sait mais comment en sortir ?

Je vous exposerai demain ma vision de l’avenir.

Par Absalon - Publié dans : Economie - Communauté : Forum officiel Canard enchainé
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Lundi 18 mai 2009

Une réflexion que j'avais classée dans "humour". Aujourd'hui, je précise : "humour noir"

Quand on vit avec son temps, il est logique de ne pas suivre ceux qui cherchent à anticiper, de ne pas les écouter ni les entendre.

Par Absalon - Publié dans : Humour - Communauté : HUMOUR ET LANGUE FRANCAISE
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Dimanche 17 mai 2009

Une réflexion de mécréant que je ne renie pas!

D’après un pontife du clergé : « Dieu se tient toujours aux côtés de ceux qui croient en lui. » 

Et les autres alors ?

On me la copiera la charité chrétienne !

Par Absalon - Publié dans : Humour - Communauté : HUMOUR ET LANGUE FRANCAISE
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Vendredi 15 mai 2009

Une rubrique alimentée par des personnages variés et abondants.

On peut distinguer deux catégories d‘assassins:

Les isolés sans base politique importante qui ne seront soutenus ni par le pouvoir ni par une majorité de l’opinion quel que soit le résultat de leur initiative.

Je citerai Ravaillac qui, après quelques sévices raffinés, fut écartelé, le 27 mai 1610, après la réussite de son attentat contre Henri IV et Bastien-Thiry exécuté malgré l’échec de sa tentative d’assassinat de De Gaulle au Petit-Clamart le 22 août 1962.

Le chef de l’État, juge et partie, avait refusé sa grâce à un condamné n’ayant pas de sang sur les mains pour obéir à un réflexe de dissuasion contre d’éventuels imitateurs.

Une décision compréhensible mais sans rapport avec l’image du personnage incorruptible et, surtout, aux prises de positions sans rapport avec ses intérêts personnels que De Gaulle a toujours cherché à donner. Une exception, peut-être, mais qui pèse sur sa mémoire.

Deuxième catégorie : les exécutants. Ils ne courent aucun risque. Le pouvoir les protège quand il ne les commandite pas. Il peut même inventer des coupables pour les disculper.

Les deux derniers exemples : Anna Politkovskaïa assassinée à Moscou le 7 octobre 2006 et John Fitzgerald Kennedy qui subit le même sort à Dallas en 1962.

Les assassins de l’une et de l’autre courent toujours et ils ne risquent pas d’être arrêtés…

Par Absalon - Publié dans : Justice - Communauté : Libre parole
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Jeudi 14 mai 2009

Aujourd'hui, j'ai pris mon ton le plus docte en m'appuyant sur un exemple qui l'est beaucoup moins (docte) pour  rappeler une règle grammaticale concernant l'impératif.
A lire sur "La mansarde bleue"  http://adeesselles.over-blog.com/

 

Par Absalon - Publié dans : Humour - Communauté : HUMOUR ET LANGUE FRANCAISE
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