Un regard décalé et humoristique sur les faits de Société.
Des conclusions que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Réflexions douces-amères
Il y a très longtemps j’avais eu une idée.
Je m’intéressais beaucoup à l’automobile (ça m’a passé). A l’époque, le réseau autoroutier français se résumait à une cinquantaine de kilomètres en tout et pour tout mais il y avait des projets d‘extension.
Je lisais, régulièrement, une revue, consacrée à l’automobile, qui donnait la parole à ses lecteurs dans une rubrique « Des idées en conduisant » .
Je lui soumis la suivante, je cite de mémoire, je n’ai pas conservé ce courrier.
Des autoroutes vont être construites, sens montant et sens descendant indépendant l’un de l’autre mais, pour limiter leur emprise, ils seront accolés, d’autant plus que le « no man’s land » qu’on pourrait laisser entre les deux ne servirait absolument à rien.
Chaque sens de circulation disposera de ses aires de repos, restaurants, stations-service, toilettes, aires de jeux, et caetera, ils ne pourront, évidemment, pas être communs aux deux sens.
Et si, au lieu de mettre le sens montant à droite et le sens descendant à gauche, on faisait l’inverse ? J’y voyais les avantages suivants que je développais :
Suppression du « no man’s land » l’espace éventuellement laissé entre les deux sens pouvant être fréquenté et aménagé pour le confort des usagers.
Les équipements, aires de repos, etc., pourraient être communs aux deux sens.
Ce sont les véhicules les plus lents (circulant à droite) qui se croiseraient au plus près et non les plus rapides, ce qui améliorerait la sécurité en cas de débordement.
Chaque branche pourrait contourner les villes par la gauche, offrant à celles-ci un boulevard périphérique à sens unique et gratuit, la voie de dégagement et d’entrée étant la plus à droite et la plus lente et pouvant voir sa vitesse limitée à celle en usage sur ce type d’infrastructure.
Je n’ai pas lu ma proposition dans la rubrique à laquelle je la destinais et je n’ai même pas été honoré d’un accusé de réception. Ce qui m’a permis de faire des économies, je n’ai plus jamais acheté ce magazine.
Le réseau autoroutier étant, aujourd’hui, pratiquement bouclé, il est évident que mon idée est devenue inapplicable et ne verra jamais le jour et je l’affirme haut et fort ! Je ne l’ai pas piquée à M.Alacon !