Un regard décalé et humoristique sur les faits de Société.
Des conclusions que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Réflexions douces-amères
Il essaye parfois de se rapprocher de la langue française mais il s’adresse à des auditeurs dont la préoccupation est tout autre. Pourtant une bonne maîtrise de notre langue peut éviter certains malentendus.
Si vous vous intéressez aux prévisions, vous avez peut-être entendu ce genre d’annonce quasiment quotidienne : ‘’Dupont va rencontrer Martin qu’il avait battu aux derniers championnats’’ qu’il avait battu ou qui l’avait battu ? Ça se prononce exactement de la même façon ! Pas de problème pour ceux qui suivent la carrière de Dupont ou celle de Martin ou qui s’intéressent aux deux, l’information est superflue. Alors pourquoi la donner à des gens qui ne pourront pas déterminer lequel des deux a battu l’autre ? Parmi les passionnés de sport, n’y a-t-il jamais personne pour signaler aux commentateurs l’ambiguïté de leur expression ? Leur nombre est sûrement trop faible pour provoquer une prise de conscience les conduisant à plus de clarté.
Au lieu de ‘’qu’il avait battu’’ (ou qui l’avait battu) il suffirait de dire : ‘’une rencontre dont Dupont (ou Martin) est sorti vainqueur’’
Mais ce serait, sans doute, trop demander à des journalistes dont l’objectif n’est pas d’informer mais de participer à la griserie d’une population totalement déconnectée de la vie sociale et qui se réfugie dans le sport à la télé et l’adoration d’idoles du ‘’chaud bise’’ .
Ces professionnels de l’info ne sont pas conscients du rôle qu’on leur fait jouer, ils en sont eux-même les victimes.