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Mercredi 11 novembre 2009

À part l’infime minorité que j’ai évoquée dans ‘’La vérité’’ elle est liée aux partis politiques, surtout ceux de la majorité.

Un autre pouvoir la contrôle, celui des puissances d’argent.

Ils lui interdisent, factuellement, de publier des articles mettant en cause des grands groupes industriels.

Quand ils ne sont pas propriétaires des journaux ou des chaînes de télévision, ils en sont les principaux financiers.

Mettre en cause, par exemple, la responsabilité de tel pétrolier dans une pollution ou critiquer le ‘’plan social’’ de telle multinationale ou encore révéler les tripatouillages de telle autre pour obtenir un marché, c’est renoncer à son budget publicitaire : quelques millions d’euros...

Dans le passé, certains imprudents en ont fait les frais. Ils ne sont pas près de recommencer.

Pour être réellement informé, il faut lire les organes de presse qui refusent toute publicité.

Ils sont très peu nombreux.

Par Absalon
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Lundi 9 novembre 2009

Le lancement d’un nouveau produit ne se fait jamais à l’aveuglette.

Il est toujours précédé de nombreuses études portant sur son nom, sa présentation, sa composition, son goût (si c’est un aliment), l’accueil qui lui sera réservé par les consommateurs, j’en passe… l’une des dernières actions étant le marché-test.

Le marché-test, comment ça marche ?

Je vais prendre un exemple réel parmi d’autres :

Au début des années septante, l’huile de tournesol n’existait pas.

La multinationale UNILEVER projetait son lancement sous une nouvelle marque : FRUIT D’OR.

Pour un marché-test, on choisit toujours une ville moyenne ; pour Fruit d’Or ce sera Reims et ses environs, la ‘’zone de chalandise’’ en termes de mercatique.

Préalablement à toute action, on envoie des enquêteurs interroger un échantillon représentatif de la population par l’intermédiaire de la ménagère de chaque foyer.

Questions posées : habitudes de consommation des matières grasses, lieux et fréquences d’achats, exposition aux médias, c’est-à-dire lecture des journaux et magazines… et, pour finir, recueil des caractéristiques socio-démographiques habituelles.

Ensuite, le fabricant lance son produit dans tous les points de vente avec un maximum de battage : distribution de bons d’achat, PLV (Publicité sur les Lieux de Vente) démonstrations dans les grandes surfaces, messages dans ‘’L’Union’’ le quotidien régional (les radios locales n’existaient pas encore) affichage…

Quelques semaines plus tard, retour des enquêteurs chez les ménagères précédemment interrogées avec la pose d’un questionnaire similaire permettant de mesurer l’évolution de la consommation des matières grasses et, connaissent-elles Fruit d’Or ? Comment l’ont-elles connue ? L’ont-elles achetée ? Qu’en pensent-elles ? Quelles qualités attendent-elles de ce type de produit ?

Cette coûteuse opération permet de faire de grosses économies sur le lancement national en éliminant les actions peu convaincantes, en renforçant les plus efficaces, en ciblant la clientèle la plus vulnérable dans la publicité et en attribuant au produit toutes les qualités que les ménagères en attendent…

C’est un procédé très au point !

Par Absalon
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Vendredi 6 novembre 2009

Elle ne vous influence pas !

Vous en êtes persuadé ?

Vous avez tort !

Elle est plus insidieuse que vous ne le pensez…

Personne ne croit à la publicité. Ses messages, vantant les qualités d’un produit, sont, le plus souvent, débiles.

Ils provoquent, au mieux, le sourire des plus indulgents.

Les publicitaires ne sont pas dupes, ils savent bien que les téléspectateurs ne croient pas en leurs louanges excessives.

Leur objectif est tout autre : il s’agit de rendre familier le nom du produit dont ils font la promotion et/ou la marque qui le fabrique.

Ils n’ont pas besoin de se triturer les méninges pour trouver de nouveaux slogans, il suffit de répéter le même à intervalles souvent très courts.

C’est le principe du ‘’enfoncez-vous bien ça dans la tête !’’ pendant ‘’le temps de cerveau disponible’’

Quand le consommateur ‘’qui ne croit pas à la publicité’’ se trouve ensuite devant un choix dans son hyper, il prend le produit qui lui est le plus familier parce que c’est le plus connu, donc le plus vendu et, par conséquent, celui de meilleure qualité.

Les autres acheteurs ne peuvent pas tous se tromper !

Quand il a le choix, par exemple, entre une célèbre marque - au hasard, d’huile de table - et celle du distributeur, il prend celle qu’il connaît même si - ça il ne le sait pas - elle est strictement identique à l’autre, fabriquée dans la même usine.

C’est seulement à la sortie des chaînes de fabrication que la différence se fait : tantôt on appose l’étiquette de la ‘’grande marque’’ tantôt celle du distributeur dont le produit sera vendu deux fois moins cher. C’est un avatar du ‘’prix psychologique’’.

Le client lambda choisira la ‘’grande marque’’. c’est une garantie de qualité, croit-il…

Par Absalon
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Lundi 2 novembre 2009

Kerviel mis à part, ils font gagner des centaines de millions d’euros à leurs employeurs (les banques)

Il est donc logique de les récompenser en leur attribuant, outre un gros salaire, des bonus de plusieurs dizaines de millions d’euros chaque année.

Il y a, quand même, une inconnue dans ce système : d’où vient l’argent rapporté par les traders ?

Les banquiers se gardent bien de répondre à cette question que les journalistes ne leur posent pas.

Dans tous les métiers, il y a des circonstances où il est de bon ton de se montrer discret…

Si l’on exclut la génération spontanée, peu vraisemblable, tout cet argent a bien été piqué à quelque Entreprise moins performante !

La finalité du travail des traders ne serait-elle pas de pousser les plus faibles à la ruine ?

‘’La propriété c’est le vol’’ a écrit Proudhon. Voilà une phrase qui pourrait servir de devise à ces banquiers.

Par Absalon
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Mercredi 28 octobre 2009

La nuit dernière, je suis retourné au bistrot près du Parc des Princes.

J’ai essayé de renouer la discussion avec les plus modérés parmi mes contradicteurs.

Parmi eux, il y avait un individu plus évolué que les autres ; il avait fait des études d’économie…

J’avais une question à lui poser :

- En dehors de toute considération ‘’sportive’’, comment justifiez-vous l’exonération d’une partie des impôts pour les plus gros revenus ?

- Ils apportent une contribution importante au budget de l’État, ils doivent être considérés.

- Cette contribution n’est pas suffisante, si on la réduit encore, il faudra trouver des compensations.

- La moitié des foyers français ne paye pas l’impôt sur le revenu. Il est injuste de ne pas les faire contribuer.

- Ce sont très souvent des chômeurs. En tout cas des gens qui doivent se battre pour boucler leurs fins de mois!

- Si en les imposant, on les conduit à s’expatrier, ce sera une bonne chose pour notre Économie. On aboutira à une baisse du chômage et à une réduction des aides alors qu’en accroissant les prélèvements sur les plus riches, on inciterait à l’expatriation des gens qui participent à la richesse de notre pays auquel ils ne verseraient plus aucune contribution.

Je ne trouvais aucune objection à cet implacable raisonnement et, une fois de plus, je me réveillais en sueur.

Je décidais, dorénavant, afin d’échapper à ce genre de cauchemar, de m’endormir en rêvant à une autre forme de Société qui ne serait pas totalement dominée par le fric-roi.

Par Absalon
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Mardi 27 octobre 2009

Je suis retourné dans mon ancien quartier, à deux pas du Parc des Princes, à la limite entre Paris et Boulogne/Seine

Je suis entré dans un bistrot.

Je suis tombé au milieu d’une discussion entre supporters du Paris Saint-Germain.

Ils commentaient le projet de suppression de la réduction d’impôts pour les ‘’sportifs’’ professionnels de haut niveau. Les footeux étant les premiers visés.

- S’ils doivent reverser à l’État jusqu’à 50 % de leurs revenus, disait l’un, ils préfèreront aller jouer pour des clubs étrangers, italiens, espagnols ou anglais, par exemple, où les impôts sont beaucoup moins élevés !

- Et après ? Risquais-je.

- Tu ne te rends pas compte ! Nos équipes ne seront plus constituées que de seconds couteaux, des gens qui ne pourront prétendre à des salaires élevés et si l’un d’eux fait preuve de qualités exceptionnelles, il sera aussitôt embauché par une équipe étrangère…

- Et alors, quelle importance ?

Je fus, immédiatement assailli de coups de poings et je me réveillais en sueur !

J’avais fait un cauchemar ! Les supporters d’une équipe de foot ne peuvent pas se montrer aussi bêtement bornés et agressifs…

Par Absalon
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Mardi 22 septembre 2009

Elle devra profiter à l’humanité tout entière !

Il faudra donc que les bénéficiaires de cette nouvelle forme d’économie décident de partager leurs énormes profits.

Une thèse invraisemblable, totalement irréaliste !

Par Absalon
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Lundi 21 septembre 2009

On disait naguère ‘’Le nivellement par le bas’’. Le terme a changé mais le principe reste le même : il s’agit de réduire le niveau de vie, pas de tout le monde ! Seulement du vulgum pecus. Pour les dirigeants d’Entreprises et leurs actionnaires, c’est tout le contraire; la mondialisation est destinée à leur permettre d’accroître leurs bénéfices tout en les préservant des revendications du personnel, en délocalisant les usines et les sociétés de services dont la présence sur le sol français n’est pas indispensable à leur activité.

Le tripatouillage des statistiques ne réussissant pas à masquer totalement l’aggravation du chômage, il faudra bien, un jour, trouver une solution.

Les ‘’économistes’’ ne tarderont certainement pas à la suggérer :

On pourra rouvrir les Entreprises en France en faisant abstraction de tous les progrès sociaux conquis de haute lutte depuis plus d’un siècle.

Les salaires seront équivalents à ceux versés aux Chinois donc la concurrence des ‘’pays émergents’’ sera surmontée.

Certains licenciés économiques ont déjà reçu des propositions allant dans ce sens : leur Entreprise étant délocalisée en Chine, ils pourraient aller y travailler en percevant les mêmes appointements que la main d’œuvre locale…

Il reste juste un pas à franchir : importer les salaires chinois dans notre pays.

On peut compter sur notre gouvernement pour s’y employer. Il a déjà supprimé dans les faits les 35 heures, il permet aux patrons de choisir, à leur gré, les temps de travail pour leurs salariés, le reste suivra.

On pourra ainsi réduire le chômage et les ‘’heureux bénéficiaires’’ de revenus insuffisants pour mener une vie normale iront grossir les effectifs des SDF en campant dans la rue.

Leur famille et eux-même seront nourris par les Restaurants du cœur dont la multiplication atteindra ses limites.

Il faudra rouvrir les bonnes vieilles ‘’Soupes populaires’’ qui distribuaient la nourriture aux indigents jusque dans les années trente et qui, à part un établissement parisien, ont toutes disparu.

D’après ses thuriféraires, la mondialisation permettra, à terme, à tous les pays de crouler sous les richesses.

Pour tout le monde ? Ça n’en prend vraiment pas le chemin…

Même si dans cinquante ou cent ans elle permettait à tous nos petits enfants de vivre dans l’aisance, rien ne peut justifier le sacrifice de plusieurs générations de travailleurs, sur l’autel de la finance, pour un très hypothétique meilleur avenir matériel de leurs descendants.

Par Absalon
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Lundi 7 septembre 2009

Elle frappera tous ceux qui, en bas de l’échelle, produisent du carbone nuisible à notre environnement et même à la planète.

Les pauvres gens qui brûlent du mazout, tous les hivers, pour se chauffer et qui utilisent leur voiture pour aller, une fois par semaine, faire leurs courses à la grande surface distante de 20 ou 30 kilomètres sont particulièrement visés.

Ils ont quitté le centre-ville pour échapper à la rapacité des propriétaires d’immeubles.

Ils se sont endettés pour acheter leur petite maison dans une campagne désertée par les services publics et les commerçants soucieux de leur chiffre d’affaires.

Il faut les punir !

Ils seront taxés s’ils veulent continuer à maintenir, à leur domicile, une température acceptable et s’ils veulent acquérir des biens de consommation à des prix normaux.

Voilà une mesure qui va accélérer l’accroissement de l’effectif des pauvres aux revenus insuffisants pour conserver leur autonomie.

Mais n’est-ce pas là l’objectif final ?

Par Absalon
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Jeudi 21 mai 2009

 

Le pire dans cette invraisemblable conception de la Société qui a le fric pour base et seul acteur, c’est que les puissances d’argent qui nous gouvernent ont réussi à persuader les populations qu’il s’agit de la seule organisation viable, que leur travail n’a aucune importance, d’ailleurs on le refuse à un nombre croissant d’individus.

D’un devoir envers la Société, le travail est devenu un droit revendiqué par ceux qui en sont privés et les grèves, qui se multiplient actuellement dans les entreprises en voie de délocalisation, n’ont pas d’autre but que le maintien de l’emploi.

Le capitalisme est en faillite mais il s’en remettra. Fabriquer du fric ne réclame le concours que d’un très petit nombre d’ouvriers.

Le problème n’est pas là, il est dans sa répartition entre les différents acteurs de ce qui apparaîtra comme une comédie tragique à nos descendants.

Comment pourront-ils comprendre que l’état d’avancement de notre Société actuelle a pu aboutir à un tel pourrissement alors qu’il aurait dû permettre de satisfaire les besoins de toute l’humanité et de répondre à toutes ses attentes ?

Par Absalon
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