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Justice

Vendredi 22 mai 2009

Pour finir la semaine, je reprends une réflexion sur le logement dont la première publication date du 17/12/2007. Rien de nouveau sous le soleil ni sous la pluie, sinon que les abris précaires, des tentes en toile, dressés par une association humanitaire : "Les enfants de Don Quichotte" sont maintenant confisqués par la flicaille - Quel beau métier ! - sur ordre du ministère de l'intérieur.
Pour notre gouvernement, la misère n'a rien de choquant du moment qu'elle reste discrète et ne pertube pas la quiétude des habitants des beaux quartiers. Si elle leur était révélée, ne voilà-t-il pas des gens qui risqueraient de voter pour les gauchistes ? MDR...
J'ai laissé les quatre commentaires d'époque. Eux aussi sont toujours d'actualité.

Les journaux télévisés font une publicité maximale à la destruction de ces « barres » de centaines de logements construits dans les années soixante.

Ils ne correspondent plus aux critères actuels. Leurs occupants sont relogés dans de petits immeubles et même, parfois, dans des maisons individuelles.

Autre avantage non évoqué : la dispersion des délinquants - d’autant plus nombreux que la population est dense - afin qu’ils fassent moins peur à la police ?

Tout cela est très bien, mais n’y avait-il pas de mesures plus urgentes à prendre ?

Loger les sans-abri par exemple ?

Par Absalon
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Vendredi 15 mai 2009

Une rubrique alimentée par des personnages variés et abondants.

On peut distinguer deux catégories d‘assassins:

Les isolés sans base politique importante qui ne seront soutenus ni par le pouvoir ni par une majorité de l’opinion quel que soit le résultat de leur initiative.

Je citerai Ravaillac qui, après quelques sévices raffinés, fut écartelé, le 27 mai 1610, après la réussite de son attentat contre Henri IV et Bastien-Thiry exécuté malgré l’échec de sa tentative d’assassinat de De Gaulle au Petit-Clamart le 22 août 1962.

Le chef de l’État, juge et partie, avait refusé sa grâce à un condamné n’ayant pas de sang sur les mains pour obéir à un réflexe de dissuasion contre d’éventuels imitateurs.

Une décision compréhensible mais sans rapport avec l’image du personnage incorruptible et, surtout, aux prises de positions sans rapport avec ses intérêts personnels que De Gaulle a toujours cherché à donner. Une exception, peut-être, mais qui pèse sur sa mémoire.

Deuxième catégorie : les exécutants. Ils ne courent aucun risque. Le pouvoir les protège quand il ne les commandite pas. Il peut même inventer des coupables pour les disculper.

Les deux derniers exemples : Anna Politkovskaïa assassinée à Moscou le 7 octobre 2006 et John Fitzgerald Kennedy qui subit le même sort à Dallas en 1962.

Les assassins de l’une et de l’autre courent toujours et ils ne risquent pas d’être arrêtés…

Par Absalon
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Lundi 13 avril 2009

‘’Il faut de tout pour faire un monde’’ Un vieux dicton populaire qui prétend justifier certaines professions peu compatibles avec l’amour du prochain (pourtant prôné par certaines religions majoritaires).Si l’on en croit ceux qui le proclament, les policiers et gendarmes seraient nécessaires au maintien d’un certain équilibre entre les ‘’honnêtes gens’’ et les délinquants auxquels on pourrait ajouter les assassins pour faire bonne mesure.

Une vision très primitive et manichéiste de la société où nous vivons mais aussi celles qui l’ont précédée.

Coordonner la réduction du nombre des flics à celle des délinquants paraît bien utopique parce qu’en dehors de la répression dont la preuve de l’inefficacité n’est plus à faire, aucune mesure n’a jamais été prise pour tenter de restreindre la délinquance et les demandes d’accroissement du flicage ont toujours été favorablement accueillies.

Un jour, peut-être, un gouvernement responsable s’attaquera aux racines du mal. Il cherchera à savoir pourquoi tant de jeunes se livrent à des actes délictuels. Les réponses ne devraient pas être très difficiles à trouver. Les remèdes faciles à mettre en œuvre mais, peut-être, assez coûteux et nécessitant une meilleure répartition des richesses..

Un choix de société qui, au bout du compte, ne léserait pas les riches mais permettrait aux pauvres de sortir de leur condition sans avoir la tentation de succomber au vertige de la criminalité.

Par Absalon
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Mercredi 4 mars 2009

Déjà publié le 6 décembre 2007, le commentaire de M.Alacon est du lendemain.
Pour cette réédition, je vous propose un petit jeu : Puisque la restriction de nos libertés est en plein essor (si j'ose dire) cherchez, parmi les mots que je propose en remplacement celui qui correspond le mieux à notre situation.
En ce qui concerne les départements d'outre-mer, la recherche ne vous demandera pas beaucoup de temps...


Restreindre la liberté, c’est lui ôter son nom.

On la nommera soumission, asservissement, dépendance, assujettissement, colonisation… mais on ne l’appellera plus jamais liberté.

Par Absalon
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Vendredi 27 février 2009

Pour finir la semaine sans trop faire travailler mon imagination, je vous propose un article déjà publié le 3 décembre 2007... CAT y retrouvera son commentaire. Il y a aussi celui de M. Alacon, fidèle à l'époque. Je suis toujours inscrit à sa news letter mais plus aucune publication et quand je clique dessus, je tombe sur un site publicitaire ! Monsieuralacon.com. Vous avez dit bizarre !


Un extraterrestre, débarquant sur terre, constaterait que les hommes se regroupent en sociétés .

Chacune ayant ses coutumes, ses traditions, ses rites, ses lois, tous différents les uns des autres.

Il en déduirait que chacun a le libre choix d'adhérer ou non à la société qui lui est la plus proche.

Il se fourrerait le doigt dans l’œil ! (dans la mesure ou la nature l'aurait gratifié d'un doigt et d'un œil).

Aucune société n'a jamais accordé de liberté de choix à ceux qui se trouvent sous son emprise.

L'éducation des enfants est basée sur l'apprentissage des lois qui la régissent, aucune contestation n'est admise.

Il n'y a pas si longtemps, la croyance en Dieu et la stricte observance de la liturgie étaient obligatoires. Aujourd'hui, même s'il est parfois mal vu de ne pas se plier aux règles de la pratique religieuse, on ne dresse plus de bûchers pour brûler les hérétiques.

Supposons un individu qui décide de ne pas adhérer aux valeurs de la société où il est né et de vivre en dehors de celle-ci :

Il se construit une cabane en forêt pour se protéger des intempéries. Pour se nourrir, il dispose des collets pour piéger des lapins et il se fabrique du matériel de pêche pour attraper des poissons. Il ramasse du bois mort pour se chauffer et cuire ses aliments.

La maréchaussée ne tarde pas à le conduire au gnouf après avoir détruit sa cabane afin de le dissuader de toute velléité de retour à la nature.

Dans sa grande sagesse, le tribunal le condamne, s'il fait preuve de clémence, à six mois de prison avec sursis pour vagabondage, braconnage, vol de bois, pêche sans permis et rébellion à agent.

En effet les pandores ne manquent pas de justifier, par cette dernière accusation, les coups et blessures constatés sur l'accusé aussitôt après son arrestation !

Il faut bien reconnaître qu'un tel individu méritait une bonne leçon de savoir-vivre !

Mais si, devant les juges, le prévenu revendique son droit à ne pas respecter les règles d'une société qu'il n'a pas choisie et pour laquelle il ne s'est jamais engagé et qu'il prétende aussi s'être borné à recevoir les coups sans chercher à les rendre, le tribunal prononcera la même sentence mais en oubliant de l'agrémenter du sursis.

Ce type de comportement est plutôt rare. Ce qui est fréquent, en revanche, c'est la révolte des jeunes gens contre cette société personnifiée par leurs parents dont ils contestent l'autorité.

Ils n'acceptent pas qu'on leur dicte des lois qu'on leur impose sans aucune concertation.

Mais se trouvant dans l'incapacité de proposer des alternatives cohérentes et n'ayant pas accès à d'autres modèles de société, ils finissent par rentrer dans le rang, décident de fonder une famille et de concevoir des enfants qui, atteignant l'âge de l'adolescence, se rebellent , à leur tour, contre leurs parents dépositaires de l'autorité..

Ces enfants n'imaginent pas un seul instant que leurs géniteurs ont pu suivre un cheminement identique au leur et qu'ils n'ont finalement accepté les lois imposées par la société que par défaut; même si, face à leurs enfants, ils se muent en défenseurs acharnés de ces lois, parce qu'ils ont fini par se convaincre de l'inanité de toute rébellion et de l'utopie de toute contestation.

C'est ce qu'on appelle le conflit des générations.

Par Absalon
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Lundi 9 février 2009

Depuis plus de cent ans, la justice réfute la vengeance dans ses verdicts.

Ses décisions seraient dues, exclusivement, au souci d’infliger une juste punition aux auteurs de crimes et délits.

La population n’a pas suivi la même évolution. Elle continue à crier vengeance. C’est pourquoi il a fallu attendre 1981 pour assister à l’abolition de cette horreur, après TOUS les autres pays civilisés.

Ceux qui en avaient le pouvoir ont soigneusement évité de l’abolir; ça ne leur aurait rapporté aucun bénéfice sur le plan de leur carrière. Bien au contraire, ils auraient perdu des électeurs.

Le courage politique n’est pas une vertu répandue.

Par Absalon
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Jeudi 5 février 2009

Pour conclure -provisoirement-  une série d'articles sur la justice, je publie à nouveau un "apophtegme" qui date du 3 décembre 2007 :

Si "La justice est aveugle" l’injustice est clairvoyante!

Par Absalon
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Mercredi 4 février 2009

En ce moment, la justice est sur la sellette.

Le juge Burgaud qui avait été chaudement félicité par ses pairs pour sa conduite de l’affaire d’Outreau est remis en cause trois ans après son exonération de toute responsabilité par une commission parlementaire et 8 ans après son instruction catastrophique.

Rappelons que, dans cette affaire, il avait envoyé des innocents croupir en prison pendant près de trois ans !

Il va passer en jugement, il risque la révocation !

Mais que s’est-il donc passé ? Pourquoi ce revirement ?

Difficile de ne pas voir un lien avec le fait que Burgaud est un juge d’instruction. Une espèce d’individus, indépendante du pouvoir exécutif, que notre omniprésident a décidé de supprimer. Mais la hiérarchie de Burgaud, dont le procureur qui a entériné toutes ses décisions, n’est pas inquiétée. Elle dépend, elle, du ministère de la justice donc du pouvoir exécutif…

Dans la période troublée que nous traversons, à mi-chemin entre la démocratie et la dictature, il est difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet.

Par Absalon
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Jeudi 29 janvier 2009

Déjà publié le 30 novembre 2007. Il est dans la continuité de mon article d'hier...

Justice :
Institution créée pour renforcer la domination des puissants sur les faibles.

Par Absalon
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Mercredi 28 janvier 2009

 

Publié le 29 novembre 2007, cet article ne prétendait pas mettre en valeur la profession de juge d’instruction pas plus que celle de procureur…

Mais les dysfonctionnements constatés permettent à notre omniprésident de décréter la suppression de la fonction de juge d’instruction, théoriquement indépendant du pouvoir exécutif, pour confier ses missions aux procureurs qui en dépendent totalement.

Il est opportun de rappeler l’un des grands principes de notre république :

Le pouvoir est partagé entre trois entités:

Le législatif qui promulgue les lois par l’intermédiaire de l’Assemblée nationale et du Sénat.

L’exécutif (le gouvernement) qui est en charge de leur application.

Le judiciaire qui doit, entre autres, veiller au respect de la Constitution.

Chacun de ces pouvoirs est constitutionnellement indépendant des deux autres.

On sait ce qu’il est advenu du pouvoir législatif : deux assemblées servant à l’enregistrement des décisions de l’exécutif et qui n’ont plus aucune liberté de légiférer.

Le judiciaire passe, petit à petit sous la coupe de l’exécutif grâce aux nominations de magistrats décidées par le pouvoir - inutile de préciser qu’il s’agit de l’exécutif, les autres en sont démunis (de pouvoir) - Le remplacement des juges d’instruction par les procureurs complète le tableau.

S’il s’agit d’instruire le dossier d’un voleur de poules, ce n’est pas grave mais si c’est celui d’un politicien corrompu ou d’un grand patron familier de l’Élysée, vous voyez tout de suite le risque de dérapage !

La démocratie est en marche… arrière !

 




Dans son numéro de novembre 2004, la revue « Que choisir » s’élève « avec les syndicats de magistrats » contre le projet de la Chancellerie d’étendre les compétences des « premiers juges de proximité (qui) sont à peine en place. »

 

( Pour une fois qu’une promesse électorale de Chirac était suivie d’un commencement d’exécution…)

« Avoir des compétences en droit est une chose, rendre un jugement en est une autre ! Or, pour l’apprendre, ces juges passent - au mieux - cinq jours à l’École Nationale de la Magistrature et trois semaines en juridiction . » s’indigne « l’U.F.C. - Que choisir . » « Une formation inadaptée » ajoute-t-elle.

Qu’est-ce à dire ? L’École Nationale de la Magistrature ne serait-elle pas la bonne filière pour apprendre à juger ?

« Que choisir » ne nous cite pas d’exemple à l’appui de cette thèse, on peut lui en suggérer quelques uns

Vers la fin des années soixante-dix, sept jeunes filles disparurent successivement. La plupart étaient pensionnaires d’un établissement hébergeant des handicapées. Toutes étaient en relation avec un certain chauffeur de car.

Aucune ne fit sa réapparition dans les mois ni les années qui suivirent, pourtant elles n’avaient pas pris soin d’emporter le moindre effet personnel.

Un gendarme enquêta sur ce qui n’était encore que des affaires différentes. Ses conclusions, transmises au Parquet, permettaient de les regrouper et de suspecter, fortement, d’assassinats le chauffeur de car.

Mais le gendarme n’était pas passé par l’École Nationale de la Magistrature, ce qui n’était pas le cas des différents juges d’instruction et autres procureurs qui se succédèrent, dans la bonne ville d’Auxerre, jusqu’aux années quatre vingt dix et eurent à s’occuper de ce dossier.

Pour tous, une évidence s’imposait : ces jeunes filles étaient des fugueuses !

Autre exemple : dix-sept personnes furent embastillées par le juge ayant à s’occuper de l’instruction de l’affaire de pédophilie d’Outreau. Certaines restèrent incarcérées près de trois ans .

Le procès disculpa sept d’entre elles, en attendant que d’autres soient mises hors de cause.

Dans cette affaire, seules deux personnes ont été convaincues de leur culpabilité.

Le juge d’instruction, fraîchement émoulu de l’École Nationale de la Magistrature, fut invité par le tribunal à s’expliquer.

Il fit, paraît-il, une brillante démonstration de la rigueur et du professionnalisme avec lesquels il avait mené son instruction, ce qui lui avait valu une brillante promotion et, plus récemment, une prime de rendement exceptionnelle de 10%.

Quant à exprimer la moindre compassion pour les sept innocents (au moins) dont la vie fut saccagée par sa décision de les incarcérer, il n’en fut pas question.

Pas plus que le dernier procureur, en date, ayant eu à s’occuper de l’affaire des disparues de l’Yonne, appelé à témoigner au procès du chauffeur de car, en novembre 2004, n’était convaincu de la responsabilité de ce dernier et compatir au sort de ces « fugueuses » ne l’effleura pas.

Ces attitudes sont-elles l’un des résultats de l’enseignement reçu à l’ENM. ou bien faut-il avoir des prédispositions ?

Par Absalon
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