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  • : Le blog de Jean-Pierre SILVESTRE
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  • : Un regard décalé et humoristique sur les faits de Société. Des conclusions que vous ne trouverez nulle part ailleurs !
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  • J'ai 5 ans et je m'éclate au volant. Souriez !
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 15:49

Quand j’effectuais mon service militaire en Algérie, j’ai bénéficié d’une permission d’uns semaine à l’occasion du décès de ma grand-mère.
Durant cette libération très provisoire et en cas de problème de santé, je devais, comme tous les permissionnaires se trouvant à Paris, aller consulter dans cet hôpital militaire. Ce que ne manquaient pas de faire la plupart d’entre nous afin d’obtenir une « rallonge »
C’est donc ce que je fis et me retrouvais hospitalisé pour une pathologie imaginaire que j’ai oubliée et dont les médecins n’étaient pas dupes.
Comme pour la plupart de mes camarades, c’était une hospitalisation bizarre, uniquement la nuit. Nous avions quartier libre toute la journée. Il fallait seulement rentrer le soir coucher dans l’une des salles communes et il était connu que l’on pouvait toujours obtenir une prolongation.
Au bout d’une semaine de ce régime, le docteur qui me « suivait » me prévint : « Vous allez devoir rejoindre votre unité en Algérie, l’armée nous reproche trop de laxisme, nous ne pouvons garder que les cas sérieux »
J’inventais aussitôt un gros mensonge : « Docteur, soyez gentil, mon cousin se marie dimanche prochain ! » et j’obtins une prolongation d’une semaine.
La relation de cet épisode fit rigoler mon père : « Il n’y a que les Juifs qui se marient le dimanche » me dit-il en s’esclaffant. Ce que j’ignorais.
Peut-être que mon médecin sympa était, lui-même, juif. En tout cas, il n’était pas antisémite !

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 14:26

 

Revu ce film pour la énième fois dimanche soir sur France 2.
Les dialogues de Michel Audiard sont absolument géniaux.
La scène finale - le mariage - a été tournée dans l’église Saint-Blaise à Paris XXème.
La carcasse de la Citroën ID 19 qui brûle sur son parvis y est restée plus d’une semaine.
À l’époque, je travaillais dans le quartier et je la voyais tous les jours…

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 18:45

Quelques années avant la chute qui m’avait valu une fracture de la clavicule, j’étais allé passer la fête de Noël dans la maison de Thomery - près de Fontainebleau - où je passais toutes mes fins de semaines.
Mais le matin du réveillon, je m’étais réveillé patraque, en proie à une forte fièvre, accompagnée de douleurs abdominales.
Le médecin consulté m’envoya directement à l’hôpital de Fontainebleau pour prendre l’avis de « l’homme au couteau » comme il l’appelait.
Dérangé chez lui dans ses préparatifs de réveillon, ce dernier débarqua avec son matériel et, sans nouvel examen, me fit subir une appendicectomie.
De retour à Paris quelques jours après et toujours très fiévreux, mon médecin traitant m’affirma que la fièvre persistante dont j’étais atteint prouvait que je n’avais pas été victime d’une crise d’appendicite mais d’une grippe intestinale qui n’était toujours pas guérie.
L’affection dont je souffrais n’avait pas été soignée et j’avais été opéré pour rien…

 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 15:15

Vous vous rappelez le 31 août 1997 ?
C’est le jour de l’accident qui a coûté la vie à Lady Diana dans le tunnel de l’Alma à Paris.
Ce même jour, j’ai été victime d’une chute aux conséquences beaucoup moins dramatiques mais un peu tout de même.
Je suis tombé de la terrasse d’une maison, héritée de ma mère, située à 600 mètres d’altitude dans un village de la « montagne ». auvergnate près de la petite ville de Champeix (Puy-de-Dôme).
Relevé péniblement, je me suis traîné jusqu’à un lit au premier étage de la maison.
Je ne pouvais plus bouger et les pompiers m’ont transféré, sur une civière, dans leur ambulance qui m’a conduit à l’hôpital d’Issoire.
Là, j’ai appris que j’avais une fracture du crâne et une autre de la clavicule droite.
Pas d’intervention à prévoir pour le crâne mais je devais être opéré pour la clavicule et serai immobilisé pendant un mois.
J’ai dit au médecin qui m’avait pris en charge que je préférais rentrer chez moi, dans l’Yonne et me faire opérer à Auxerre.
Rapatrié, j’allais aussitôt consulter un chirurgien dans cette ville.
Surprise ! Il m’affirma que l’opération était inutile ; il suffisait d’attendre, l’os brisé se ressouderait, non pas bout à bout mais en se chevauchant et ça n’aurait aucune conséquence…
Entendre un chirurgien me dire qu’il n’était pas nécessaire de m’opérer, c’était un peu comme si un boulanger m’avait déconseillé de manger son pain…
Il m’équipa d’une attelle destinée à maintenir mes épaules en arrière ; je devais la porter toute la journée et ne l’enlever que pour dormir. Ça a duré trois ou quatre mois avec des épisodes un peu douloureux mais ça fera bientôt vingt ans que le problème est réglé sans aucune séquelle ni douleur depuis la consolidation.
En ce qui concerne la fracture du crâne, je n’en ai plus jamais entendu parler. Si l’on ne m’avait pas dit que j’en avais été victime, je ne l’aurais jamais su. Il y a bien, parfois quelques individus qui me trouvent un peu zinzin mais ce n’est pas lié à l’accident.

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 17:07

J’ai toujours été soucieux de la préserver. Réfractaire à toutes les mesures destinées à la limiter.
Ainsi quand le code de la route a imposé le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules sortis depuis le 1er septembre 1967, j’ai revendu ma voiture de 1970 pour la remplacer par une Ford Taunus 20M de 1965.
Elle avait un caractère de veau, inconfortable et sa stabilité était douteuse comparée à la Citroën DS à injection électronique qu’elle remplaçait.
Mais tant pis, c’était le prix à payer pour éviter cette nouvelle atteinte à ma (très relative) liberté !

 

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 17:46

Nous venons d'apprendre la mort de cette artiste. L'occasion de re-publier l'article que je lui avais consacré le 17 mars 2010

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Vous connaissez les multiples facettes du talent de cette artiste ?

Elle commença par animer un cabaret. Elle en était propriétaire avec son mari.

Elle se fit connaître en maniant les ciseaux pour couper les cravates de ses visiteurs.

Certains trouvaient la plaisanterie d’un goût douteux mais elle atteint son objectif.

La pratique étant connue, les clients prirent l’habitude de limiter les dégâts.

En entrant dans l’estaminet, ils arboraient, autour du cou, le dernier cadeau de leur belle-mère …

Je n’ai jamais fréquenté son établissement mais je l’ai vue, en représentation, dans un lieu improbable.

Après la seconde guerre mondiale et jusque dans les années soixante, les chansonniers étaient beaucoup plus appréciés qu’aujourd’hui.

Tous les jours, Robert Rocca, Jacques Grello et leurs comparses animaient des émissions de radio.

Ils décidèrent d’organiser une manifestation annuelle ‘’Le Gala des chansonniers’’.

Comme ils attendaient beaucoup de monde, ils réservèrent une très grande salle ‘’Les Folies Bergère’’ pour sa première représentation en 1950.

À cette époque, j’étais très jeune. Je n’aurais pas pu assister au spectacle habituel de ce ‘’music-hall’’ composé de femmes très dénudées mais, pour les chansonniers, je fus admis.

Entre deux exhibitions, il y avait des intermèdes musicaux. L’un d’eux était assuré par ‘’Lady Patachou’’ comme elle se faisait appeler à l’époque. Plus tard, elle laissera tomber le ‘’Lady’’

Elle s’était entichée d’un jeune auteur-compositeur, pas encore chanteur ; il était trop timide pour affronter le public.

Elle commença sa chanson :’’Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics… bancs publics… bancs publics… ‘’

Mais la salle avait été conçue pour accueillir des femmes nues, pas des chanteuses à voix disons… modérée. L’acoustique était déplorable, la sono très mauvaise… les spectateurs des derniers rangs n’entendaient pas grand-chose. Certains se mirent à manifester, la rumeur enfla…

La pauvre Patachou sortit en larmes, sous les sifflets du public, sans pouvoir finir la chanson.

Heureusement, elle croyait dur comme fer au talent de Georges Brassens. Elle continua à chanter ses œuvres dans des lieux plus adaptés ; entre autres, dans son cabaret où Brassens, lui-même, fit ses premiers pas de chanteur.

Elle a beaucoup contribué à la reconnaissance du talent de ce grand artiste dès le début de sa carrière.

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 14:17

Il y a quelques années, je me suis laissé séduire par un site de référencement, Côté Blog, qui proposait d’élargir l’audience des blogueurs.
J’ai envoyé un billet, puis deux mais le trois ou quatrième n’est pas apparu sur le site.
J’ai déposé une réclamation, retour de mes publications mais très brièvement. Malgré mon obstination, mes articles passaient à la trappe. Heureusement, ils continuaient à être publiés par Overblog.
J’ai fini par comprendre qu’ils ne plaisaient pas aux administrateurs de Côté blog.
Il eut été plus franc de me l’écrire !

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 15:27

Pendant quelque temps, j’ai publié des billets sur « Le forum officiel du Canard enchaîné » Un jour, j’ai constaté que toute référence à cette communauté avait disparu de mes articles.
Overblog m’a confirmé que c’était à la demande de l’hebdomadaire.
Je savais qu’il n’était pas à l’origine de ce « forum » son créateur n’en faisait pas mystère mais le terme « officiel » m’avait persuadé qu’il avait donné son aval.
À ma grande surprise, j’ai appris qu’il n’en avait pas été informé !
La rédaction du « Canard » a considéré que les nombreux articles que j’ai publié dans cette communauté étaient des contrefaçons. J’en suis désolé, je n’ai jamais prétendu ni essayé de me faire passer pour un membre de son équipe rédactionnelle, je tiens beaucoup trop à mon indépendance…

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 00:12

Quand j’étais collégien, en classe de cinquième ou de quatrième, mon professeur de français avait affirmé à un petit groupe de ses élèves, dont je faisais partie, qu’il savait discerner, au travers de leurs compositions françaises, ceux d’entre nous qui pourraient entreprendre une carrière littéraire.
Il avait désigné un ou deux de mes camarades.
« Et moi ? » lui ai-je demandé.
« Non pas vous ! » Une réponse qui m’a rempli d’amertume.
Je n’ai toujours pas fait mon deuil de mes aspirations de l’époque mais je me suis résigné…

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:15

Au cours de ma carrière professionnelle très diversifiée, j’ai travaillé, quelques années, pour un patron-tyran.

Quand on voyait sa secrétaire ou l’un de ses collaborateurs, entrer dans son bureau, on était sûr que, peu après, on entendrait des reproches véhéments puissamment formulés.

J’étais le seul à lui tenir tête. Quand il me convoquait, il n’était pas l’unique auteur des éclats de voix qu’on entendait percer la cloison.

Dès la fin de ses études, il avait fondé une société de conseil qui faisait autorité dans le domaine du marketing (on ne disait pas encore mercatique, aujourd’hui non plus d’ailleurs…)

Ancien élève de l’École polytechnique, il n’était pas dépourvu d’humour.

Un jour, je venais de voir un client sortir de son bureau « C’est un con ! » me dit-il sobrement, pour ajouter aussitôt : «  Il est polytechnicien… »

J’avais quitté son Entreprise, librement, depuis plus d’un an quand il reprit contact.

Il avait fait faillite, il reconstituait une société mais la loi lui interdisait d’en être le patron.

Il savait qu’une douzaine d’années auparavant, j’avais dû abandonner mes fonctions de gérant d’un Institut. Il me proposait le même poste mais sans aucune responsabilité et pour un salaire symbolique « homme de paille » en quelque sorte.

Une proposition peu enthousiasmante. C’était courir des risques sans contrepartie mais j’acceptais pour lui rendre service.

Avec un emploi de « conseiller » il gérait effectivement cette nouvelle structure, établie dans les mêmes locaux que la précédente et utilisant son abondante documentation

Comme à son habitude, il arrivait toujours le premier dans ses bureaux mais, un matin, il ne put ouvrir les portes, celui qu’il avait fait nommer directeur général (l’un de ses chargés d’études) avait fait changer les serrures !

Quelques jours avant, ce dernier m’avait fait part de ses intentions : avec l’assentiment de tous les salariés, il allait prendre le contrôle de l’établissement et le débarrasser de son encombrant conseiller.

Il me proposait un poste effectif que je refusais.

Je ne pouvais pas accepter qu’un homme qui avait créé son outil de travail et l’avait enrichi pendant plus de quarante ans s’en trouve subitement dépouillé même s’il ne brillait pas par la qualité de ses relations humaines.

J’étais en fin de carrière et j’avais connu des méthodes de gangsters, parfois exercées à mon encontre mais jamais encore ce genre de spoliation légale autorisée par la « libre entreprise »

Mes convictions anticapitalistes en sortirent renforcées. Ce n’est pas que je considérais le Service public comme exempt de toute manigance, les hommes sont ce qu’ils sont mais il est doté de garde-fous qui s’opposent aux entreprises purement vénales et il n’attire pas ceux qui en font leur objectif professionnel.

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